mardi 30 avril 2024

Des fraises sucrées à souhait


J'ai toujours pensé que si l'on pouvait changer de signe astrologique, j'aurais aimé être Taureau. En tout cas, c'est la saison qui m'est le plus bénéfique. Loin des avrils brisés, je sens que le mois de mai est enfin le moment où le corps peut s'affaisser et se détendre sous le poids de la gravité. C'est le moment où nous, les petits Gémeaux, pouvons enfin revenir dans notre corps et nous émerveiller de choses réelles, tangibles. C'est le moment où je repense aussi à mon animal favori: la vache, si belle et touchante. 

Ma saison Taureau a très bien commencé avec un séjour à Nîmes, où j'ai pu me délecter d'une savoureuse assiette de fraises préparée par mon amie Victoria, puis par une halte à Arles, dans la maison de mes amis Laure et Antoine. J'ai senti que le coeur était bien au chaud dans cette nouvelle maison, en étant entourée de mes amis les plus proches et en savourant (à nouveau) un plat de lasagnes. C'était un moment de pur épanouissement, dans la gratitude des offrandes de la saison Taureau. 

Il y a un ou deux ans, j'avais commencé à écrire des sortes de dialogues entre les signes astrologiques. Voici ce que le Taureau avait à dire aux Gémeaux: 

Le Taureau : « Je te tiens, Gémeaux. Je suis ta prise de terre, tu ne t’envoleras pas tant que je tiens le fil bien ferme dans ma main. Je suis ton contact avec la terre rassurante, avec les racines sous nos pieds. Toi, tu n’y as pas directement accès en virevoltant dans les airs, mais tu peux passer par moi, je peux t’influer de l’énergie de la terre. Je souris quand je te vois grisé par toutes tes pensées inspirées et expirées. Je ne veux pas que tu changes, tu me sembles si libre ainsi. Et quand la faim te tenaillera, épuisé que tu seras par toutes ces aventures aériennes, n’oublie pas que tu pourras te déposer au sol et venir te ravitailler chez moi. Après tout, les feuilles naissantes du printemps peuvent aussi trouver confortable le contact avec le sol au cœur de l’automne… »  




mercredi 10 avril 2024

Dans des villes antiques

 



Aujourd'hui j'aimerais partager un poème simple et de couleur jaune (le jaune de la lumière des lampadaires), qui me renvoie à des images de villes antiques. C'est un poème de Yannis Ritsos, intitulé "Zone neutre" : 

"Radios de l'après-midi, chaises, cafés.
L'un tient un gros poisson. L'autre est en colère.
Il tombe le soir un peu de fraîcheur. Les femmes enceintes
mangent du blé bouilli. Le bateau siffle.
Les lumières s'allument d'un seul coup. Un bout de rue
brille maladroitement avec une bicyclette au milieu.
Et soudain je découvre le poème seul, hors des mots."



Mais cette place est sans issue, je commence à comprendre

Je n'ai jamais assisté à une corrida, ni même à une course camarguaise. J'aime profondément les taureaux et les animaux plus général...