dimanche 3 mars 2024

Duk Koo Kim

 


Une de mes passions, c'est d'aller creuser les inspirations musicales des artistes que j'adore... 

Il y a un an, Shaun Durkan du groupe crushed a partagé un de ses sons prérérés: "Duk Koo Kim" de Sun Kil Moon. Je l'écoutai d'une oreille distraite - car le plus souvent je considère que les sons doivent venir me chercher, alors ça ne me dérange pas de faire défiler les musiques distraitement jusqu'à me faire arrêter par celles-ci. Ce ne fut malheureusement pas le cas pour ce son, même si j'adore Sun Kil Moon. 

Or, depuis quelques semaines je reviens à cette musique, et je la creuse, sans trop savoir pourquoi... L'appel est venu presque un an après la première écoute (et j'adore aussi quand ça fait ça, c'est le signe d'une liaison musicale durable). Tous les matins, au réveil ou dans ma voiture, j'ai besoin d'écouter les premières notes, ces riffs de guitare qui m'introduisent à quelque chose. Mais à quoi?! 

Alors je regarde les paroles, je vois que Duk Koo Kim est un boxeur coréen qui est mort tragiquement après son combat contre Ray Mancini. 
Je vois que Mark Kozelek raconte une nuit d'insomnie à regarder une rediffusion de ce combat (et je me dis que les paroles que j'aime le plus sont souvent les paroles comme les siennes ou celles de Lana Del Rey, c'est-à-dire des paroles qui se concentrent sur la vie quotidienne et sur les sentiments bruts qui sont taillés dans ce quotidien).
Toutefois je m'arrête là, je n'arrive pas à parcourir la suite des paroles, j'ai l'impression de ne les comprendre qu'à moitié et je me sens confuse.
Un autre jour, j'y retourne. Je comprends cette fois que Mark Kozelek raconte un cauchemar où il s'est vu complètement seul au milieu d'une tempête ou au coeur d'une guerre, mais qu'un ange l'a ramené auprès de la femme qu'il aime, et que cet ange n'est jamais venu pour Duk Koo Kim... et juste ça, le fait qu'un ange te laisse littéralement tomber, ça me tue, ces paroles me tuent : 

And there in the square he lay alone 
Without face without crown 
And the angel who looked upon 
Never came down


Alors après, si je comprends bien, il chante son amour pour le jour, le jour loin des cauchemars, le jour d'été doré bleuté et orangé, auprès de son amour, quand on a eu la chance d'être sauvé. Et définitivement tout me touche dans ce qui est évoqué: la simplicité d'un amour véritable, la gratitude naturelle, l'évocation d'un jour d'été qui vient contrer les descentes en enfer vécues en solitaire. J'aspire tellement à cette simplicité et cette douceur (qui n'exclut pas la brutalité de la vie).

Bref, un an après, j'aime cette musique de toutes mes forces!!



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Je n'ai jamais assisté à une corrida, ni même à une course camarguaise. J'aime profondément les taureaux et les animaux plus général...